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Grippe A (H1N1) |
| Liens utiles |
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Ministère de la santé : http://www.sante-sports.gouv.fr/ Espace d'information dédié aux professionnels de santé : http://www.sante-sports.gouv.fr/grippe/ Eprus : http://www.eprus.fr/ Organisation mondiale de la Santé : http://www.who.int/csr/disease/swineflu/fr/index.html Institut national de veille sanitaire : http://www.invs.sante.fr/ Site Info’pandémie grippale : http://www.pandemie-grippale.gouv.fr/ Groupes régionaux d’observation de la grippe : http://www.grog.org/ |
| 70.000 personnes vont être mobilisées pour la vaccination (04/12/09) |
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Le ministre de l'intérieur, Brice Hortefeux, et la ministre de la santé, Roselyne Bachelot, ont présenté hier le dispositif qui se met en place pour assurer la vaccination contre la grippe A et faire face à l'afflux de personnes. Près de 70 000 personnes (médecins, paramédicaux et administratifs) pourraient être mobilisés. Alors que le président de la République avait déploré le fait que dans des centres des personnes aient dû faire la queue et attendre longtemps, le ministre de l'intérieur a reconnu l'existence de difficultés, qui n'étaient "pas normales". Brice Hortefeux a cependant réduit le problème à "quelques départements" et à un nombre "limité" de centres dans les zones urbaines, et justifié ces difficultés par l'augmentation "très rapide" de la fréquentation, notamment par des personnes n'ayant pas de bon de vaccination. Parmi les mesures qui vont permettre de corriger ces problèmes figure l'ouverture de la totalité des centres prévus. Alors que ces derniers jours 600 centres de vaccination étaient ouverts, mercredi on est monté à 872 centres et rapidement la totalité des 1 180 centres (en incluant ceux des DOM et COM) vont ouvrir. La localisation des centres de vaccination sur le territoire dépend de "la répartition démographique de nos concitoyens", a souligné Brice Hortefeux. Leur nombre varie de 67 centres dans les Bouches-du-Rhône et 51 dans le Nord à trois centres seulement dans le Tarn, la Haute-Loire et la Haute-Saône. Dans les grandes zones urbaines, les centres seront ouverts le dimanche, comme l'avait annoncé le Premier ministre, François Fillon : Ile-de-France, Marseille, Lyon, Toulouse, Nice, Nantes, Strasbourg, Montpellier, Bordeaux, Lille et Rennes. Dans chaque département, le préfet nommera un "sous-préfet grippe" pour coordonner l'ensemble du dispositif. Peuvent désormais être réquisitionnés des internes, des étudiants en médecine ayant validé la deuxième année du deuxième cycle, des médecins du travail, médecins militaires et élèves infirmiers, ainsi que des fonctionnaires de toutes les administrations de l'Etat. De plus, comme l'a annoncé également jeudi matin le secrétaire d'Etat à l'emploi, des vacataires seront embauchés sur des contrats aidés. Les sapeurs-pompiers, la Croix-rouge et les fédérations de protection civiles interviendront également dans les centres pour l'accueil, l'accompagnement des personnes et la gestion des files d'attente. Dans l'entourage de la ministre, on estime qu'étant donné ces nouveaux effectifs, il ne devrait plus être nécessaire de réquisitionner des libéraux. Interrogé sur les moyens d'éviter l'attente, Brice Hortefeux a cité l'exemple de la Seine-Maritime où a été mis en place un système de réservation sur internet. Les ministres ont rappelé que cette campagne de vaccination destinée à toute la population, ce qui est "une première", devrait durer quatre mois.
(Source : APM) |
| 1,6 million de personnes sont vaccinées (04/12/09) |
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A ce jour, 1,6 million de personnes ont été vaccinées contre la grippe A en France, ont annoncé hier les ministres de la santé et de l'intérieur, Roselyne Bachelot et Brice Hortefeux. Alors que la vaccination a commencé lentement il y a trois semaines, depuis deux semaines on observe une augmentation rapide de la fréquentation des centres de vaccination. La progression est constante et on est passé de 106.000 personnes vaccinées vendredi à plus de 180.000 mercredi. Roselyne Bachelot a indiqué qu'environ 200.000 professionnels s'étaient fait vacciner en établissement de santé, soit 25% de la population cible. En milieu scolaire, 30.000 élèves ont été vaccinés. La ministre a rappelé que depuis début août, "de l'ordre de 3 millions de personnes avaient été infectées par le virus grippal pandémique en France. C'est plus que pour toute la saison de grippe saisonnière 2008-2010, alors que nous n'avons peut-être pas encore atteint le pic de cette première vague. Il est donc plus que jamais temps de se faire vacciner".
(Source : APM) |
| Des équipes mobiles de vaccination (04/12/09) |
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Pour éviter que les personnes malades ou handicapées inaptes à se déplacer dans les centres de vaccination ne se trouvent exclues de la vaccination, le directeur général de la santé Didier Houssin a indiqué qu'"on était en train de monter des équipes mobiles" pour aller les vacciner à domicile. Pour identifier les personnes concernées, on pourra notamment se servir des registres mis en place dans les communes, initialement à la suite de la canicule. Les équipes mobiles iront aussi vacciner les personnes en situation de grande précarité. Pour ce qui est de vacciner les gens directement dans les entreprises à l'aide des médecins du travail attachés à celles-ci, Roselyne Bachelot a déclaré que cela pourrait être envisagé mais seulement dans un deuxième temps, le rythme de vaccination actuel dans les centres étant déjà très intense. |
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Une seule dose de vaccin suffira à partir de l’âge de 10 ans en France (30/11/09) |
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Dans le cadre de la pandémie de grippe A, le schéma vaccinal à une seule dose a finalement été retenu en France pour le vaccin Pandemrix (GSK) chez les enfants et adolescents à partir de l’âge de 10 ans et les adultes en bonne santé. Pour le vaccin sans adjuvant Panenza (Sanofi-Pasteur), qui sera utilisé dans la mesure du possible pour les enfants de 2 à 9 ans, le schéma à deux injections est maintenu chez les moins de 9 ans. "Sur la base des recommandations émises par l’EMEA, la vaccination [contre la grippe A(H1N1)] sera réalisée avec une seule injection à l’exception de certaines tranches d’âge", a annoncé Roselyne Bachelot le 26 novembre dernier. "Les jeunes de moins de 9 ans, en particulier, recevront toujours deux injections car la protection immunitaire est plus difficile à obtenir pour eux. Les données dont nous disposons désormais sont suffisamment robustes pour confirmer la bonne protection conférée par une seule injection. Je vais donc pouvoir donner des consignes claires aux professionnels de santé en charge de la vaccination". Chez les enfants en-dessous de 9 ans et chez les patients immunodéprimés notamment, la vaccination à deux doses est maintenue, conformément aux recommandations de l’EMEA, pour garantir que leur système immunitaire réponde bien à la vaccination. Mais la ministre de la Santé a aussi ajouté que "le recueil des données sur l’immunité conférée par la vaccination et surtout sa pérennité se poursuivent. Si ces données montrent que la protection faiblit avec le temps, nous serons en mesure de proposer, sans hésiter, une vaccination de rappel". Pour la vaccination des élèves des écoles maternelles et primaires, qui est lancée cette semaine, "nous utiliserons dans la mesure du possible les nouvelles livraisons du vaccin sans adjuvant Panenza de Sanofi-Pasteur pour proposer la vaccination aux 2 – 9 ans, car ce vaccin, selon les experts, limite le risque de petite douleur locale". Panenza, en effet, offre la possibilité d’une injection sous-cutanée, moins douloureuse que l’injection intra-musculaire obligatoire avec les vaccins Pandemrix et Focetria. Rappelons que le vaccin sans adjuvant Panenza était jusqu’ici réservé aux femmes enceintes à partir du deuxième trimestre et aux nourrissons de 6 à 23 mois (en centres de vaccination), ainsi qu’aux patients atteints d’un dysfonctionnement du système immunitaire e inné ou acquis (à l’hôpital), et que les sujets thrombocytémiques, hémophiles ou sous anti-coagulant.
(Source : Impact Santé) |
| Le gouvernement prépare la montée en puissance des centres de vaccination (30/11/09) |
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Pour faire face au "brusque sursaut d’adhésion" des Français à la campagne de vaccination contre la grippe A, Roselyne Bachelot a annoncé une "montée en puissance" du dispositif de vaccination. Les plages d’ouverture des centres de vaccinations seront étendues, les équipes en charge de la vaccination renforcées, et les étudiants et internes en médecine davantage sollicités. Alors que l’accélération de la grippe pandémique se poursuit en France métropolitaine, avec 14 décès supplémentaires et plus de 730 000 consultations pour grippe recensé(e)s par l’InVS durant la semaine du 16 au 22 novembre – soit une augmentation de 72% de ces consultations par rapport à la semaine précédente – la fréquentation des centres de vaccination connaît aussi une rapide augmentation. "Nous en sommes, à l’heure actuelle, si l’on compte les hôpitaux, à plus de 750 000 personnes vaccinées depuis le début de la campagne", a souligné Roselyne Bachelot le 26 novembre. Et depuis le 12 novembre, ce sont 460 000 personnes qui se sont fait vacciner dans un centre, selon un bilan établi le 24 novembre au soir. Il y a eu au début de longues files d’attente devant les centres de vaccination, et certains ont même été obligés de refuser du monde. Roselyne Bachelot a donc indiqué qu'elle travaillait avec Brice Hortefeux, à la tête de la cellule interministérielle de crise sur la grippe A, à résoudre ces difficultés. "Dès le début de cette semaine, des instructions ont été données aux équipes opérationnelles départementales qui organisent la vaccination sur le terrain. Les plages d'ouverture des centres vont être élargies, en particulier le mercredi et le samedi ; et le nombre d'équipes en charge de la vaccination va être augmenté", a-t-elle précisé. De plus, pour fluidifier les chaînes de vaccination, la ministre a conseillé que les entretiens médicaux soient brefs et servent en priorité à identifier les rares cas de contre-indications à la vaccination. Elle a aussi rappelé que seules les personnes munies de leur bon devaient se présenter en centre de vaccination, en appelant au civisme de chacun pour respecter les ordres de priorité vaccinale, établis selon la vulnérabilité des différentes populations. De plus, la ministre a appelé à la "mobilisation de tous les professionnels de santé, médecins, infirmiers, en activité, retraités ou étudiants, professionnels libéraux ou salariés, médecins du travail, pour améliorer la prise en charge des candidats à la vaccination". Parce que, a-t-elle insisté, "nous avons besoin des médecins généralistes, qui sont en première ligne pour soigner les patients grippés, et qui vont être de plus en plus sollicités dans les semaines à venir", elle a indiqué que tout était fait pour préserver les médecins généralistes. "Mais rien n’interdit à un spécialiste, qu’il soit rhumatologue, dermatologue ou autre, de venir faire une ou deux vacations dans un centre", a-t-elle observé. Pour montrer l’exemple, le Directeur général de la santé, Didier Houssin, a annoncé qu'il se rendrait lui-même samedi dans un centre pour participer à la vaccination. Enfin, les étudiants et internes en médecine devraient être davantage sollicités dans les centres de vaccination. Ceux-ci, tout comme les élèves infirmiers, font partie des premiers professionnels de santé qui doivent être mobilisés pour réaliser la vaccination, devant les retraités depuis moins de 5 ans ou la réserve sanitaire – et loin devant les médecins généralistes, qui ne figurent qu'en quinzième position.
(Source : Impact Santé) |
| Enquête auprès des masseurs-kinésithérapeutes (09/11/09) |
| Kiné actualité et la FFMKR ont mené le mois dernier une vaste enquête auprès des professionnels pour savoir quels étaient leurs préoccupations, leurs questions face à la pandémie de grippe A. Comment vous êtes-vous organisés ? Avez-vous modifié certaines de vos habitudes ou pris des mesures de précautions ? Où puisez-vous vos informations en cas de besoin ? Toutes les réponses sont dans ce dossier |
| Peu d'amateurs pour le vaccin (06/11/09) |
Alors que la campagne de vaccination contre le virus H1N1 débutera le jeudi 12 novembre, un sondage de l'institut LH2 indique que 81% des Français n'envisagent pas de se faire vacciner. Ce sondage a été présenté hier par le groupe d'assurance AG2R en même temps que son quatrième baromètre "les Français, la santé et l'argent". Les réfractaires au vaccin sont avant tout des populations "moins exposées" au risque pandémique ou "moins inquiètes", telles que "les moins de 35 ans (88%), les cadres (88%), les individus dont le niveau d'études est supérieur à bac+4 (87%), les ruraux (86%) et les individus dont les revenus mensuels du foyer dépassent 3.000 euros", selon le communiqué publié par AG2R. |
| Roselyne Bachelot justifie sa gestion de la pandémie (06/11/09) |
La ministre de la santé, Roselyne Bachelot, a justifié mercredi sa gestion de la vaccination contre la grippe A(H1N1) et les conditions de passation des contrats d'achat de doses de vaccins. Elle s'exprimait devant les députés lors de son audition sur budget de la mission santé au sein du projet de loi de finances pour 2010. "J'ai réussi à mobiliser sans affoler", a estimé la ministre, écartant certaines critiques sur les réticences de la population et des professionnels de santé à se faire vacciner : "les personnels de santé et les malades ont beaucoup de mal à se mobiliser sur un risque non réalisé. A partir du moment où le risque se réalise, les mentalités changent". La ministre a pris pour exemple le Canada, où les gens affluent vers les centres de vaccination et où les forces de police sont obligées d'intervenir pour canaliser les flux et éviter d'éventuels mouvements de panique. La ministre de la santé a également justifié le partage de responsabilité juridique entre l'Etat et les laboratoires pharmaceutiques dans les contrats signés pour l'achat de vaccins, en soulignant qu'il était "similaire à celui prévu par l'article L.3131-3 du code de la santé publique qui s'applique en cas de grave menace sanitaire". Roselyne Bachelot a souligné qu'elle s'était concertée avec ses homologues ministres de la santé de l'Union européenne pour établir le tarif auquel les vaccins devaient être négociés. Les négociations ont été conduites avec l'Eprus, avec des experts de l'Afssaps (Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé) et avec le président du Comité économique des produits de santé (CEPS), Noël Renaudin. Les différences de prix sont liées aux différences entre les technologies industrielles de fabrication et de délais de fabrication. Par exemple, le vaccin de Baxter est plus coûteux car il est issu de la culture sur tissu cellulaire, contrairement aux autres vaccins qui sont des ovoproduits (mais il était important d'en avoir pour les personnes allergiques à l'œuf). La ministre a indiqué que 290 millions d'euros étaient prévus pour l'indemnisation des professionnels de santé réquisitionnés pour effectuer les vaccinations. Roselyne Bachelot a rendu hommage au "travail remarquable" de l'Institut de veille sanitaire (InVS), qui a modifié le calendrier de certains de ses actions en 2009 pour mobiliser 40% de ses ressources humaines sur la grippe A depuis le printemps. Roselyne Bachelot sera à nouveau auditionnée mardi 17 novembre sur la grippe A(H1N1) par la commission des affaires sociales de l'Assemblée nationale. |
| Des associations portent plainte contre X (06/11/09) |
Plusieurs plaintes contre X ont été déposées pour "tentative d'empoisonnement et mise en danger de la personne" par des opposants à la vaccination contre la grippe A(H1N1), a-t-on appris jeudi auprès de l'avocat de certains plaignants, Me Jean-Pierre Joseph. Me Jean-Pierre Joseph du barreau de Grenoble, qui a défendu dans le passé des organisations sectaires, a indiqué que ces plaintes provenaient de "groupes de personnes informels", dont certains sont membres d'associations anti-vaccination, comme "Cri-vie" et "Les sens de la vie", qui défendent "une liberté thérapeutique". Les plaignants accusent les autorités de proposer "des vaccins qui contiennent deux adjuvants toxiques" et estiment que cette "pandémie grippale a été préméditée". Interrogée par l'agence APM, la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes) n'a pas exclu que ces plaintes émanent de groupes ou d'associations sectaires. "Il existe depuis longtemps plusieurs groupes ou associations qui proposent des pratiques thérapeutiques alternatives non validées et s'opposent aux vaccins, responsables selon eux d'intoxication de l'organisme", a déclaré Françoise Chalmeau, conseillère au pôle santé-social de la Miviludes. |
| Vaccin : 1 ou 2 doses ? (22/10/09) |
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Le schéma vaccinal validé dans les essais cliniques ayant permis aux différents vaccins contre le virus A(H1N1) d’obtenir une autorisation de mise sur le marché (AMM) comporte l’administration de deux doses espacées au minimum de 21 jours. Pour autant, même après l’obtention des autorisations de mise sur le marché, les laboratoires poursuivent leurs travaux pour améliorer leur connaissance de l’efficacité des vaccins. Ces essais qui se poursuivent ont permis de produire des données d’immunogénicité (c’est-à-dire la capacité du vaccin à stimuler la production des anticorps contre le virus) supplémentaires. Ces données pourraient conduire à reconsidérer ce schéma si la première dose devait permettre de façon pérenne l’obtention d’un effet protecteur suffisant. C’est ce que suggèrent les données qui sont disponibles pour le vaccin produit par GSK et celui produit par Novartis. En conséquence, ces deux laboratoires ont déposé une nouvelle demande d’AMM auprès de l’agence européenne du médicament (Emea) pour leur vaccin avec une seule dose. Un schéma vaccinal à une seule dose serait une excellente nouvelle. Tout d’abord, il permettrait de proposer plus rapidement la vaccination à l’ensemble de la population. Ensuite, il simplifierait substantiellement l’organisation de la campagne de vaccination car, à l’heure actuelle, les deux injections requises doivent être faites avec un vaccin produit par le même laboratoire. Il est néanmoins probable que cette possible évolution du schéma vaccinal ne concerne pas les jeunes enfants qui resteraient sur un schéma à deux injections pour une protection complète.
(Source : Ministère de la Santé) |
| Vaccin : quels sont les effets secondaires attendus ? (22/10/09) |
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Si l’on se fonde sur les résultats de la surveillance des effets secondaires des vaccins contre la grippe saisonnière produits selon des procédés analogues et déjà commercialisés depuis plusieurs années, rien n’indique actuellement que le vaccin contre la grippe A puisse avoir des effets secondaires à long terme. En effet, les vaccins contre la grippe saisonnière sont bien tolérés. S’ils surviennent, les événements indésirables sont le plus souvent mineurs, prenant surtout la forme de réactions locales (douleur, rougeur, gonflement) au point d’injection ou de fièvre modérée, et ne durent pas plus de 48 heures. Dans le cadre de la campagne nationale de vaccination contre la grippe A, un suivi attentif et en temps réel des effets indésirables sera néanmoins mis en place. Il permettra de détecter et d’analyser tout signal d’alerte significatif. L’encadrement de la sécurité d’emploi du vaccin reposera sur l’agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps), en collaboration étroite avec les centres régionaux de pharmacovigilance (CRPV) et les laboratoires pharmaceutiques concernés. En complément des plans de gestion des risques (PGR) mis en place au niveau européen, l’Afssaps prévoit une surveillance selon deux axes principaux : un recueil des effets indésirables et la réalisation d’études cliniques complémentaires au PGR européen afin d’assurer un suivi épidémiologique en France. Ces éléments permettront ainsi l’évaluation régulière du rapport bénéfice-risque de ces vaccins et la prise de mesures si nécessaire. Une fiche de déclaration « pandémie grippale » a été mise en place par l’Afssaps, qui permettra de déclarer spécifiquement des événements indésirables pour les vaccins antigrippaux A. La notification sera facilitée par l’accès non seulement sur le site de l’Afssaps mais aussi sur les sites internet de plusieurs réseaux de médecins généralistes et des ordres nationaux des médecins et des pharmaciens. Des formulaires de déclaration seront également disponibles dans les centres de vaccination. Enfin, dans des cas exceptionnels, les professionnels de santé pourront déclarer les événements indésirables dont ils ont connaissance par téléphone. Dans le contexte particulier de la pandémie grippale, Afssaps prévoit de renforcer le système habituel de notification par les professionnels de santé en autorisant la notification directe par les patients, afin de disposer de toute information pouvant constituer un signal, quelle que soit la source. Dans le cadre du plan de gestion des risques (PGR) européen, l’agence européenne du médicament a demandé à chaque laboratoire commercialisant un vaccin A de mettre en place un suivi de cohorte de sujets vaccinés jusqu’à 6 mois après la vaccination. De plus, l’Afssaps prévoit une évaluation de la tolérance des nouveaux vaccins A au sein des groupes de sujets à risque, grâce à un suivi actif et organisé des effets indésirables en France. Le syndrome de Guillain-Barré Le syndrome de Guillain-Barré (SGB) est une atteinte des nerfs qui se traduit par une paralysie rapide, débutant au niveau des membres inférieurs puis remontant vers le haut du corps. C’est une maladie potentiellement grave : dans 85% des cas, la récupération est complète, 10% des patients gardent des séquelles motrices et 5% décèdent. C’est une maladie rare. En France, son incidence (nombre de nouveaux cas par an) est de 2,8 cas pour 100.000 (calculée sur la base des données du programme de médicalisation des systèmes d’information-PMSI). On estime à 1.700 le nombre de patients hospitalisés par an. Deux tiers des cas de SGB surviennent après une infection bactérienne ou virale. A ce titre, la grippe est considérée comme un facteur de risque possible du SGB. Les études épidémiologiques faites sur le sujet ont montré que le nombre d’hospitalisations pour SGB augmente parallèlement à celui du nombre de cas de grippe. Une étude menée en France par des équipes de l’hôpital de Garches a montré l’incidence de 4 à 7 cas pour 100 000 sujets grippés. L’association entre la vaccination contre la grippe et la survenue d’un SGB a été évoquée pour la première fois en 1976 aux Etats-Unis. Il s’agissait d’un vaccin à virus entier et sans adjuvant. Depuis, plusieurs études portant sur la vaccination contre la grippe saisonnière ont été conduites. L’une d’entre elles a mis en évidence un risque très faible d’environ 1 cas pour 1 million de personnes vaccinées. Les autres études n’ont pas montré d’association. L’ensemble des données disponibles indiquent que le risque de développer un SGB dû à la grippe est très supérieur au risque de survenue d’un tel syndrome du fait de la vaccination. Sur ce sujet, le rapport bénéfice/risque est donc totalement en faveur de la vaccination. Deux éléments doivent être soulignés : on dénombre environ 1.700 cas de SGB par an, soit un peu plus de 4 cas par jours. Il est donc certain que des SGB apparaîtront au cours de la campagne vaccinale, y compris chez des personnes s’étant faite vacciner, sans forcément qu’il n’y ait de lien. L’épidémie de grippe annoncée va faire augmenter ce nombre car les infections virales et bactériennes sont à l’origine de 2/3 des SGB. En conséquence, les autorités sanitaires s’attendant à une épidémie de grippe plus importante que les autres années, s’attendent également à une augmentation du nombre de SGB pendant l’hiver 2009-10. Est-il prévu un suivi médical des personnes vaccinées ? Il n’est pas prévu de mettre en place un suivi médical des personnes vaccinées car cela ne se justifie pas. En revanche, un dispositif de surveillance des effets indésirables sera mis en place au démarrage de la campagne de vaccination et permettra de réaliser une évaluation en continu de la tolérance de ces vaccins. Il a pour objectif de détecter les effets indésirables médicamenteux (EIM) des vaccins grippaux A sur le territoire français. Cette évaluation continue de la tolérance des vaccins A permettra de prendre rapidement toute mesure supplémentaire de minimisation du risque qui pourrait s’imposer, et de modifier, si nécessaire, la stratégie de vaccination. En cas de signal d’alerte susceptible de conduire à une réévaluation du rapport bénéfice-risques des vaccins A, les autorités compétentes des Etats membres de la communauté européenne s’informeront mutuellement afin de prendre des dispositions concertées Si un effet indésirable survenait après la vaccination, il est recommandé de se rapprocher de son médecin, ou de son pharmacien pour avis. Le cas échéant, ils se chargeront d’établir une déclaration auprès du centre régional de pharmacovigilance (CRPV) dont ils dépendent géographiquement. Par ailleurs, il est prévu que les patients puissent déclarer eux-mêmes des effets secondaires qu’ils suspectent d’être liés à la vaccination A : la fiche de déclaration « patients » sera téléchargeable sur le site de l’Afssaps (http://www.afssaps.fr/). Une fois remplie, elle devra être adressée au CRPV couvrant le département de résidence du patient déclarant.
(Source : Ministère de la Santé) |
| Vaccin : les assurés recevront un courrier (20/10/09) |
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Chaque assuré recevra une invitation de l’assurance maladie à se faire vacciner contre la grippe A au fur et à mesure que les vaccins seront disponibles et par ordre des priorités définies dans le cadre de la stratégie gouvernementale. Un décret en conseil d’État doit encadrer cette opération dans la mesure où elle s’appuie sur des données nominatives. |
| Pharmacies : doubler les gardes en cas de pandémie avérée (20/10/09) |
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L’Ordre National des Pharmaciens, Les Entreprises du Médicament (LEEM), la Chambre Syndicale de la Répartition Pharmaceutique, la Fédération des Syndicats Pharmaceutiques de France (FSPF), l’Union Nationale des Pharmacies de France (UNPF) et l’Union des Syndicats de Pharmacie d’Officine (USPO), se sont retrouvés pour faire savoir que les tous leurs membres étaient mobilisés pour affronter une épidémie de grippe A/H1N1 si celle dernière venait à se répandre sur le territoire. Ils l’ont annoncé dans un communiqué commun. Les médicaments et vaccins seront mis à la disposition des populations dans les meilleurs délais, les grossistes ont renforcé leur approvisionnement et les pharmaciens d’officine se tiennent prêts à renforcer les services de garde et d’urgence. Les trois syndicats de pharmaciens d’officine (FSPF, UNPF et USPO) et l’Ordre des pharmaciens estiment qu’au plus fort de la pandémie de grippe A/H1N1, il faudra doubler, voir tripler les services de garde. Ils souhaitent étendre les heures d’ouverture des pharmacies d’officine et appellent à une organisation entre officines. |
| Épidémie éditoriale en librairie (19/10/09) |
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Avant de sévir dans la population, l’épidémie de grippe A(H1N1) frappe le monde de l’édition. Quel éditeur n’a pas encore inscrit dans son catalogue « le » sujet socio-médical de cette rentrée? Sur des registres scientifique, journalistique, historique, ou simplement pratique, le virus circule et diffuse largement en librairie. Le plus court : « L’Anti-grippe A, comment éviter la grippe » (Solar éditions, 47 pages, 3,90 euros avec masque, 2,90 euros sans masque) L’auteur : Dr Michel Monteil, généraliste et journaliste médical ; préface du Dr Alain Fisch, médecin-chef dans le service des maladies infectieuses du CH de Villeneuve-Saint-Georges. En moins de 50 pages, l’essentiel est dit sur les virus de la grippe, les mesures préventives, la conduite à tenir lors de l’apparition des symptômes, les solutions thérapeutiques, les risques et complications. Des mises en garde émaillent l’ouvrage sur certains risques peu connus du public : les masques FFP2 sont dangereux chez les asthmatiques ou les sujets qui souffrent de bronchite chronique ou d’insuffisance respiratoire ; l’aspirine peut provoquer un syndrome de Reye ; l’utilisation à grande échelle des antiviraux risque d’augmenter la résistance du virus. Et il ne faut en aucun cas avaler les antiseptiques, chlorure de benzalkonium, alcools, glycols et chloroforme… Le plus politique : « Petit manuel à l’usage de ceux qui vont attraper la grippe et des autres » (Éditions Syllepse, 124 pages, 7 euros) Les auteurs : Dr Gérard Chaouat, chercheur, et Dr Patrick Silberstein, généraliste à Paris. Les choix faits par le gouvernement ne sont pas guidés seulement par l’intérêt général et la santé publique, professe ce petit livre décapant et argumenté qui pointe les répercussions aussi diverses que catastrophiques du plan grippe : sur l’assurance-maladie, l’Éducation nationale, les administrations, les entreprises. Les auteurs semblent aussi préoccupés par l’esprit qui guide la politique gouvernementale que par la pandémie elle-même. Le plus frustrant : « A(H1N1) : Journal de la pandémie » (Plon, 322 pages, 18,50 euros) Les auteurs : Dr Antoine Flahault, épidémiologiste, directeur de l’École des hautes études en santé publique et Dr Jean-Yves Nau, ancien journaliste médical au « Monde », chroniqueur sur le site Slate.fr Au jour le jour, voici l’éphéméride de la pandémie, tenu à quatre mains par deux témoins exercés à déchiffrer l’actualité de la santé. Tout commence le vendredi 24 avril 2009, avec, défilant en boucle sur CNN, les premières images d’habitants de Mexico portant des masques et des hôpitaux engorgés. Dès le lendemain, l’OMS, depuis son siège genevois, prévient que le nouveau virus à l’origine d’un début d'épidémie au Mexique et aux États-Unis est clairement doté d’un « potentiel pandémique ». Les auteurs suivent le fil des événements épidémiques dans les médias, français et internationaux (« Quotidien du Médecin » compris). Mais l’histoire s’arrête le 28 août. La suite au tome 2 ? Le plus historique : « La Grippe, ennemie intime, itinéraire d’un virologue » (Balland, 280 pages, 20 euros) L’auteur : le Pr Claude Hannoun, qui fut professeur à l’Institut Pasteur, expert à l’OMS sur les maladies à virus, directeur du Centre national de référence de la grippe. Né huit ans après la pandémie de grippe espagnole, Claude Hannoun a consacré l’essentiel de sa vie de chercheur à la lutte contre les virus grippaux. Il relate les grands moments de son destin, tour à tour sur le mode privé, familial et scientifique. C’est lui qui captura le premier en France le virus grippal (souche D48), pendant l’hiver 1948-49 ; c’est encore qui fut, en septembre 1968, lors d’un congrès à Téhéran, le premier Français à être contaminé par la pandémie de grippe de Hong-Kong. Il explique pourquoi la grippe est – et restera – la maladie la plus dangereuse qui ait frappé l’humanité. Même quand elle se cache sous les traits d’une affection saisonnière bénigne Le plus éthique : « Pandémie grippale : l’ordre de mobilisation, tous solidaires » (Cerf, 392 pages, 20 euros) Les auteurs : Emmanuel Hirsch, directeur de l’Espace éthique de l’AP-HP, avec, entre autres contributeurs, le Pr William Dab (ancien Directeur général de la santé), le Pr Pierre Carli (directeur médical du SAMU de Paris), le Pr Bernard Régnier (chef du service de réanimation de Bichat-Claude Bernard), le Dr Marie-Laure Albry (généraliste, MG France). À découvrir l’ensemble de ces analyses consacrées à toutes les mobilisations, politique, démocratique, médicale et scientifique, autour de la pandémie, on découvre réalise à quel point l’irruption du virus A(H1N1) et le déploiement des plans de santé publique ont conduit à mettre en question bien des modes de pensée, parfois radicalement dans les domaines de l’éthique. Et on réalise que le débat et la réflexion ne font que commencer. Le plus généraliste : «Survivre à la grippe, les clés pour comprendre » (Mordant d’Héricourt éditeur, 140 p., 12 euros) L’auteur : Dr Nicolas Robin, praticien hospitalier au CH de Nemours, urgentiste, diplomé d’éthique médicale, signataire de « Clones, avez-vous donc une âme ?»» (L’Harmattan, 2001). Pandémie, Tamiflu, mesures barrières, distance sociale, plan de continuité... Le Dr Robin a voulu réunir tous les éléments de réponse aux questions les plus variées qui lui sont posées sur la grippe dans son entourage familial. Toutes ses clés fournissent un trousseau aussi bien garni que précieux (ouvrage auto-édité à commander sur www.mordantdhericourt.com). Le plus didactique : « Les Grippes en questions, comprendre un fléau » (Privat, 140 pages, 12 euros) L’auteur : Pr Paul Léophonte, ex-chef de service de pneumologie de l’hôpital Larrey, membre du conseil scientifique du GEIG (Goupe d’étude et d’information sur la grippe), auteur du « Que sais-Je » sur les maladies respiratoires. Faut-il parler de la grippe ou de plusieurs grippes ? Qu’est-ce que le virus H1N1 ? Que redouter ? Qui croire ? En questions-réponses simples et précises, l’essentiel est dit sur le diagnostic biologique, les dispositifs d’alerte épidémique, les traitements spécifiques, la vaccination, la conduite individuelle et collective. Les illustrations sont remarquables: mutations par cassure antigénique, mutation par glissement antigénique et autre représentation de la structure d’un virus grippal A, hérissé d’hémagglutinine et de neuraminidase. À méditer, cette photo de quelques centaines de malades alités dans une gigantesque salle commune d’un hôpital américain, victimes de la grippe espagnole en 1918. Le plus encyclopédique : « Grippe A(H1N1), tout savoir, comment s’en prémunir » (Fayard, 370 pages, 19,90 euros) Les auteurs : Pr Jean-Philippe Derenne, ex-chef du service de pneumologie de la Pitié-Salpêtrière, co-auteur, avec le Pr Bricaire, de « Pandémie, la grande menace » (Fayard, 2005) et Pr Bruno Housset, président de la Fédération française de pneumologie et chef du service de pneumologie du CHI de Créteil. Après une première partie consacrée à la question de cours « Qu’est-ce que la grippe ? » et une deuxième partie sur les pandémies grippales de l’histoire, le cœur de l’ouvrage concerne l’actualité de 2009 : symptomatologie, complications, groupes à risques, vaccins, antibiotiques, plan de lutte gouvernemental, antiviraux, réanimation, influence de la maladie sur les activités économiques et sociales, solidarité avec les plus démunis, etc. In fine, les auteurs posent la question : et si rien de très grave ne devait se passer ? Et ils répondent qu’on n’aura pas risqué d’affoler pour rien la population. Mais qu’on l’aura sensibilisée utilement sur la problématique des infections émergentes. De toute manière, le combat continuera! Le plus polémique : «La grippe ? Pas de panique ! » (Jouvence éditions, 100 pages, 4,90 euros) L’auteur : Dr François Choffat, homéopathe, fondateur d’un centre de santé holistique. C’est une psychose collective plus qu’une pandémie qui s’est abattue sur la planète, explique le Dr Choffat, en reprenant le déroulement des événements qu’il juge aussi anodins qu’ils ont été dramatisés. Et l’auteur détaille les traitements homéopathiques qui, assure-t-il, permettent de soigner les neuf-dixièmes des syndromes grippaux, quelle que soit leur gravité ou leur origine.
(Source : Quotidien du Médecin) |
| Grippe A : de préférence un vaccin sans adjuvant pour les femmes enceintes (16/10/09) |
| La campagne de vaccination contre la grippe A(H1N1) débutera le 20 octobre prochain pour les personnels prioritaires des hôpitaux, et le 6 novembre prochain pour les premières catégories prioritaires (dont l'ensemble des médecins), note Le Quotidien du Médecin. Concernant le cas particulier des femmes enceintes, Roselyne Bachelot indique dans un entretien au Figaro que le Haut Conseil de la santé publique, "recommande de proposer préférentiellement un vaccin non adjuvanté chez les femmes enceintes à partir du deuxième trimestre de la grossesse". La ministre explique que "la préférence pour des vaccins sans adjuvant est une mesure de précaution car les études ne sont pas achevées sur les vaccins avec adjuvant chez les femmes enceintes". Néanmoins, Roselyne Bachelot précise qu'en cas d'"augmentation importante des cas dans les semaines à venir" ou de "retard de la livraison du vaccin sans adjuvant (prévu vers la mi-novembre)" les pouvoirs publics pourraient être amenés à "reconsidérer cette position". |
| Vaccination : une dose ou deux, décision de l’OMS à la fin du mois (13/10/09) |
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S’appuyant sur des études récentes, le Dr Marie-Paule Kieny, directrice de l’Initiative pour la Recherche sur les vaccins à l’OMS, estime qu’une seule dose de vaccin pourrait suffire pour immuniser les populations contre le virus A(H1N1), au lieu des deux initialement envisagées. Selon l’OMS, l’efficacité des vaccins serait donc supérieure aux attentes. Au point de revoir une stratégie vaccinale élaborée pour combattre le virus H5N1, bien plus virulent que H1N1 ? C’est en effet ce qu’a laissé entendre le Dr Marie-Paule Kieny au cours d’un point-presse, ce matin à Genève. "Les données dont nous disposons ont démontré qu’une dose suffit", a-t-elle expliqué. Elle s’appuie sur les résultats d’études fournis par certains laboratoires. Ainsi Sanofi-Pasteur annonçait-il la semaine passée que les vaccins Panenza® et Humenza® induisaient une forte réponse immunitaire après une dose. En revanche, "nous ne pouvons pas dire à ce jour si une dose peut être suffisante pour tous les vaccins pandémiques et toutes les populations", nous a précisé l’OMS. "Nous attendons notamment davantage d’informations concernant la vaccination des enfants". La stratégie vaccinale "va être rediscutée lors de la prochaine réunion du Groupe consultatif stratégique d’experts de la vaccination, à la fin de ce mois", poursuit l’OMS. En attendant, la France envisage-t-elle de rétrocéder aux pays en développement la moitié des 94 millions de doses commandées aux laboratoires Glaxo-Smith-Kline, Sanofi-Pasteur et Novartis ? Sollicitée sur ce point, la Direction générale de la Santé reste pour l’heure évasive.
(Source : OMS, 12 octobre 2009 – Sanofi-Pasteur, 8 octobre 2009) |
| Grippe H1N1: la liste des professionnels de santé mobilisés en priorité (8/10/2009) |
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Dans une circulaire adressée le 1er octobre aux préfets et aux directeurs des agences régionales de l'hospitalisation (ARH), les ministres de la Santé et de l'Intérieur ont précisé les priorités de mobilisation des professionnels de santé dans le cadre de la pandémie de grippe A(H1N1). Il est d’abord rappelé qu’en cas de tensions liées à cette nouvelle grippe, deux secteurs devront être renforcés : le secteur ambulatoire, notamment dans les zones de faible densité médicale et durant les périodes de congés de fin d'année ; et les structures hospitalières, notamment les Samu, les structures d'urgence et les unités de réanimation.Secteur ambulatoire Dans le secteur de soins ambulatoires, la ministre de la santé a saisi le Cnom, qui s'est engagé à favoriser en priorité l'appel aux médecins titulaires d'une licence de remplacement délivrée par l'Ordre, mais également aux médecins retraités (d’abord ceux ayant gardé une activité, puis ceux retraités depuis moins de cinq ans et ayant exercé en médecine libérale). En cas de taux d'attaque important et de tension extrême sur ce secteur, une réflexion est en cours sur la création de centres de consultation dédiée ou le renforcement ponctuel par des « médecins mobiles ». Pour les centres 15, le financement des renforts se fera sur l'objectif national d'assurance maladie (Ondam). Par ordre de priorité, il sera fait appel aux professionnels de santé retraités depuis moins de cinq ans ayant déjà exercé dans un centre 15 ; aux professionnels retraités depuis moins de cinq ans n'ayant pas exercé dans un centre 15, après le suivi d'une formation au préalable ; aux médecins libéraux, notamment de centres de santé ; et aux personnels de l'établissement de santé, selon l'ordre de priorité défini par la cellule de crise dans le cadre de la déprogrammation de certains soins. Pour les services d'urgences et de Samu-Smur, les premiers professionnels de renfort seront les retraités depuis moins de cinq ans ou faisant partie de la réserve sanitaire de l'Etablissement de préparation et de réponse aux urgences sanitaires (Eprus), puis les personnels de l'établissement de santé, selon l'ordre de priorité défini par la cellule de crise dans le cadre de la déprogrammation de certains soins. Enfin, pour les services de réanimation adulte et pédiatrique, le recours à du personnel médical de renfort concernera par ordre de priorité : les réanimateurs retraités depuis moins de trois ans et ceux appartenant à la réserve sanitaire de l'Eprus ; les anesthésistes-réanimateurs exerçant habituellement dans les blocs opératoires ; les médecins ayant acquis une expérience en réanimation (médecins prenant des gardes en réanimation, internes ayant validé deux semestres dans un service de réanimation) ; les médecins spécialistes proches des réanimateurs (pneumologues, cardiologues, internistes ou néphrologues), à condition que soit aussi présent un médecin réanimateur. Enfin, il est rappelé que le personnel médical et infirmier n'exerçant pas actuellement dans un service de réanimation doit bénéficier d'une formation et d'un tutorat des personnels titulaires des services de réanimation. |
| Rémunérations accordées aux professionnels de santé dans le cadre de la vaccination contre la grippe H1N1 (8/10/2009) |
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- Internes: 1,5C (consultation), soit 33€ de l'heure versés par l'hôpital (hors stage et service de garde) - Médecins libéraux: 3C (66€) de l'heure, versés par la Caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) - Médecins libéraux retraités: 1,5C de l'heure versés par la CPAM - Médecins hospitaliers: 1,5C de l'heure versés par l'hôpital (sauf si la vaccination se fait dans le cadre du service) - Praticiens hospitaliers retraités: 1,5C de l'heure versés par la CPAM - Médecins des centres de santé: 3C de l'heure versés par la CPAM (1,5C en dehors des obligations de service) - Etudiants de 3e ou 4e année du 2e cycle des études médicales (DCEM): 4,5 AMI, soit 14€ de l'heure (en dehors des obligations de service ou de scolarité), versés par l'hôpital.
(Source : www.impact-santé.fr ) |
| Lettre de la ministre à tous les professionnels de santé (01/10/2009) |
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Dans le cadre de l’épidémie de grippe A(H1N1) qui sévit actuellement dans notre pays, quelle que soit votre spécialité et même si elle ne vous conduit pas à prendre en charge spécifiquement des malades atteints de la grippe, vous êtes un relai majeur des messages de santé publique car vous avez la confiance de vos patients. Aussi, je compte sur vous pour assurer ce rôle de « messagers de santé publique ». C’est pour cela que je vous adresse cette lettre ouverte qui fait le point sur cette épidémie en insistant tout particulièrement sur la prochaine échéance importante que sera la campagne de vaccination.
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| François Fillon dévoile la stratégie vaccinale contre la grippe A (25/09/09) |
Le Premier ministre a dévoilé hier la stratégie vaccinale contre le virus A(H1N1), sur la base de l'avis du Haut conseil de la santé publique. Pas de surprises : il a juste précisé l'ordre de priorité des professionnels de santé. Seront donc considérés comme prioritaires "les plus vulnérables" et les personnels de santé car c’est "sur eux que repose la santé de tous les autres", a indiqué le Premier ministre. Sous réserve d'éventuelles contre-indications des AMM à venir, notamment pour les femmes enceintes, l’ordre de vaccination sera le suivant : 1- les personnels de santé de réanimation néonatale et pédiatrique 2- les personnels médicaux, paramédicaux et aides-soignants des établissements de santé ainsi que les médecins et infirmiers du secteur ambulatoire exposés à des patients grippés ou en contact avec des patients porteurs de facteurs de risque 3- les femmes enceintes à partir du 2ème trimestre 4- l'entourage des nourrissons âgés de moins de 6 mois (famille et personnes assurant la garde de ces nourrissons) 5- les professionnels chargés de l'accueil de la petite enfance (enfants jusqu'à 3 ans) 6- les nourrissons âgés de 6 à 23 mois révolus avec des facteurs de risque (atteints de pathologies chroniques sévères) 7- les sujets âgés de 2 à 64 ans avec facteurs de risque 8- les autres professionnels de santé, les professionnels de secours et les transporteurs sanitaires 9- les nourrissons âgés de 6 à 23 mois révolus sans facteur de risque 10- les personnels d'accueil des pharmacies 11- les personnels des établissements médico-sociaux (ne faisant pas partie des catégories précédentes) 12- les sujets âgés de plus de 65 ans avec facteurs de risque 13- les sujets âgés de 2 à 18 ans sans facteur de risque 14- les sujets âgés de plus de 18 ans sans facteur de risque François Fillon a rappelé que la vaccination contre la grippe H1N1 commencerait à la mi-octobre et qu'elle n'était pas obligatoire. Mais il en a appelé à la "responsabilité de chacun, notamment des personnels de santé" pour se faire vacciner. |
| Les pharmaciens n'arrivent pas à faire face à la demande (23/09/09) |
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En période de pandémie grippale et alors que les jeunes figurent au premier rang des populations à risque, il est quasiment impossible d’obtenir en pharmacie de ville du tamiflu (oseltamivir) lorsqu’il est prescrit à un enfant. Or cet antiviral est le seul médicament efficace contre le virus A (H1N1) chez l’enfant de moins de 7 ans. Et en l’absence de vaccin, c’est un recours unique. La forme pédiatrique du tamiflu est actuellement réservée aux hôpitaux. Dès le 7 septembre dernier, l’Agence française de Sécurité sanitaire des Produits de Santé (AFSSaPS) a diffusé des recommandations claires aux pharmaciens pour satisfaire à la demande en médecine de ville : "il est nécessaire de diluer la gélule de la forme adulte du médicament selon un protocole de préparation pharmaceutique". La base, purement et simplement, du métier de pharmacien… Mais bizarrement, la majorité d'entre eux semble ne pas être informée de cette nouvelle recommandation. "Il est clair que nous avons un sérieux problème de communication", reconnaît Martial Fraysse, pharmacien d’officine à Fontenay-sous-Bois, membre du Conseil de l’Ordre en charge du dossier grippe. "Je dirais que des pharmaciens ne font tout simplement pas leur travail et optent pour la facilité. Vous savez, il suffit de se connecter sur le site de l’Ordre pour disposer de toutes les informations nécessaires. Nous avons une page dédiée à la grippe A", tonne-t-il. D’autant plus que la préparation en elle-même n’est vraiment pas compliquée : "la manipulation ne prend pas plus de deux minutes, et fait partie du cadre des compétences d’un pharmacien", reconnaît Martial Fraysse. (www.destinationsante.fr) |
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Le vaccin efficace chez les 10-17 ans (23/09/09) |
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Une dose unique d’un vaccin sans adjuvant à 15 mg serait suffisante pour protéger efficacement les enfants âgés de 10 à 17 ans contre le virus de la grippe A(H1N1), selon les résultats préliminaires de l’essai du National Institute of Allergy and Infectious Diseases (NIAID) débuté mi-août dernier. Comparable à celle du vaccin saisonnier, la réponse immune serait satisfaisante 8 à 10 jours après la première injection. Il apparaît, en revanche, que les enfants plus jeunes sont moins bien protégés. Cet essai d’immunogénicité évaluant l’efficacité de 1 à 2 injections du vaccin, dosé soit à 15 mg soit à 30 mg, est testé dans trois tranches d’âge : les « petits » de 6 à 35 mois (n = 20), les « moyens » de 3 à 9 ans (n = 25) et les « grands » de 10 à 17 ans (n = 25). Alors que la réponse immune est évaluée à 76 % chez les grands, elle n’est que de 36 % chez les moyens et de 25 % chez les petits. |
| Étudiants et internes vaccineront contre la grippe A (23/09/09) |
Étudiants et internes de médecine seront associés à la campagne de vaccination contre la grippe A. Le ministère de la Santé l’a confirmé lundi aux associations d’étudiants en médecine et d’infirmiers, ainsi qu’aux internes. "Les étudiants en DCEM1 et DCEM2 pourront vacciner, tandis que ceux en DCEM1 et DCEM2 participeront au travail administratif", indique Chloé Loyez, présidente de l’ANEMF. "La participation à la campagne de vaccination est pour l'instant prévue sur la base du volontariat, mais les pouvoirs publics réquisitionneront, s'il n'y a pas assez de volontaires". La participation des étudiants de DCEM3 et DCEM4 à la campagne de vaccination sera rémunérée à hauteur de 14 euros de l’heure tout comme celle des infirmiers de 3e année. L’indemnisation interviendra uniquement lorsque les étudiants vaccineront en dehors de leurs horaires de stage. Les internes seront quant à eux indemnisés 1,5 C de l’heure comme les médecins retraités, contre 3 C pour les médecins en exercice. Étudiants et internes pourraient représenter la moitié des personnels de vaccination. L’ANEMF estime que 7 000 étudiants par mois seront nécessaires dans l’ensemble des centres de vaccination. (Quotimed) |
| Un guide pour aider les médecins (21/09/09) |
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Un guide destiné aux médecins pour repérer les cas graves et détaillant les procédures à suivre est en cours d'élaboration par les sociétés savantes, a indiqué dimanche la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, au Grand jury RTL-Le Figaro-LCI. Interrogée sur le décès au CHU de Saint-Etienne d'un patient de 26 ans, qui ne présentait ni pathologie lourde, ni facteur de risque de complications, la ministre n'a pas voulu accuser le médecin généraliste qui avait vu le jeune homme avant qu'il ne soit pris en charge à l'hôpital. Elle a indiqué qu'elle attendait les résultats de l'enquête "avec attention pour en tirer toutes les leçons. Les meilleurs spécialistes de l'anesthésie-réanimation de notre pays" ont expliqué qu'ils voyaient avec la grippe A(H1N1) "des formes fulminantes avec des oedèmes pulmonaires qu'ils n'avaient pas vues depuis 25 ans. Nous sommes justement avec les sociétés savantes d'anesthésie-réanimation en train de bâtir un guide pour dire au médecin : voilà les éléments qui doivent vous alerter'", a-t-elle expliqué. Ce guide doit aider les médecins à reconnaître les signes risquant de conduire à une aggravation des symptômes et détaillerait la procédure à suivre notamment sur l'orientation des patients. Les médecins généralistes sont suffisamment "équipés" pour affronter la pandémie avec leurs 9 années d'études mais ils ont "besoin d'informations complémentaires". Ces informations, la communauté scientifique les découvre à mesure qu'elle caractérise le virus, a-t-elle ajouté. En ce qui concerne les capacités hospitalières en réanimation, la ministre a indiqué que "moyennant un certain nombre d'aménagements", les professionnels avaient estimé qu'ils "étaient tout à fait capables de faire face à la pandémie avec les capacités actuelles des structures sanitaires françaises". Elle a rappelé que l'équipement pour prendre en charge les détresses respiratoires avait été renforcé avec l'acquisition de 100 respirateurs de haute technologie et de 34 appareils d'oxygénation extracorporelle. Elle a aussi fait part d'une idée de Pierre Carli (directeur du Samu de Paris et président du Conseil national de l'urgence hospitalière) qui consisterait à déployer des équipes mobiles avec "des matériels spécifiques embarqués". (APM). |
| L’incidence de la grippe clinique a plus que doublé en une semaine (17/09/09) |
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Le réseau Sentinelles estime à 103 000 le nombre de consultations pour syndrome grippal la semaine dernière en France métropolitaine. Avec 164 cas pour 100 000 habitants, le seuil épidémique (84 pour 100 000) est très largement dépassé. Cependant, l’incidence de la semaine précédente s’étant consolidée au-dessous du seuil (73 pour un seuil à 81), une seconde semaine est encore nécessaire pour confirmer l’arrivée de l’épidémie. L’âge médian des cas rapportés la semaine dernière par les médecins Sentinelles était de 20 ans (patients âgés de 5 mois à 88 ans). Les tableaux cliniques ne présentaient pas de signe particulier de gravité et le taux d’hospitalisation est inférieur à 1 %. Par rapport aux mêmes semaines des années passées, l’e |
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