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Chattanooga® gamme Esaote :
«Les kinésithérapeutes apprennent très vite l'échographie»

Le Dr Prothoy (au centre) lors d'une formation à l'échographie pour DJO France.

Sophie Conrard
Kiné actualité n° 1540 - 21/03/2019

Depuis qu’ils ont officiellement le droit d’utiliser l’échographie, les masseurs-kinésithérapeutes s’approprient progressivement cette technique “qui présente pour eux un double intérêt”, estime le Dr Prothoy, médecin du sport à Gap, qui anime des formations sur l’échographie et les ondes de choc focalisées pour la société Chattanooga DJO France [1]. “D’abord, elle permet de suivre l’évolution d’une lésion (cicatrice musculaire, épanchement autour du tendon…) au fil du traitement. Il peut être utile de réaliser 1 échographie tous les 15 jours. Ensuite, c’est un bon moyen de compléter le diagnostic lorsqu’un patient arrive au cabinet. Souvent, l’ordonnance est laconique et stipule simplement rééducation du dos ou rééducation de la cheville. Pour pouvoir proposer un traitement adapté, le kinésithérapeute est bien obligé de préciser le diagnostic, avec d’une part un examen clinique, et d’autre part une échographie pour voir s’il n’y a pas en plus quelque chose que l’examen clinique n’aurait pas révélé : des signes d’arthrose, un épanchement…”, détaille le médecin du sport. “Toutes ces informations sont faciles à repérer et seront fort utiles pour le kinésithérapeute, d’autant plus que l’échographie permet de faire de l’imagerie en dynamique.”

L’atout du kiné : ses connaissances en anatomie palpatoire
L’avantage des kinésithérapeutes, c’est qu’ils connaissent leur anatomie palpatoire sur le bout des doigts, donc “ils apprennent très vite” à se former à l’échographie. “Ils placent d’emblée la sonde au bon endroit.” Face à ceux qui estiment qu’il faut des années de pratique pour aiguiser son œil et maîtriser l’échographie, le Dr Prothoy entend “dédramatiser”.

“Il suffit d’un stage pratique pour comprendre comment ça marche. Avec ses connaissances anatomiques, un kinésithérapeute maîtrise rapidement l’échographie musculo-squelettique”, insiste-t-il, “enthousiaste”. C’est pour lui un plaisir de les former.

De retour à son cabinet, le kinésithérapeute devra bien sûr s’entraîner, mais “il n’est pas nécessaire de pratiquer des centaines d’échographies pour maîtriser la technique”, assure le médecin.

Mais l’échographie n’a d’intérêt que si elle est combinée à l’examen clinique : “En se contentant de l’image, on a vite fait de trouver une pathologie là où le patient n’a absolument pas mal ! Pour établir un diagnostic fiable, échographie et examen clinique doivent être concordants.”

Mieux cibler un traitement par ondes de choc focales
L’échographie peut en outre être intéressante en complément des ondes de choc focales, qui ont un rayon d’action beaucoup plus précis que les ondes de choc radiales, pour mieux cibler la zone à traiter. “Sur un tendon d’Achille, on la repère facilement, mais quand la lésion est située plus loin de la surface, comme pour une tendinite de la coiffe ou une trochanteralgie, l’échographie peut être un atout.”

De nouvelles indications pour les ondes de choc focales plaident en ce sens. “Avec un patient atteint de pseudarthrose, par exemple, le fait de repérer la zone à traiter à l’échographie permettra de prodiguer un traitement mieux ciblé, et donc moins douloureux”, explique le médecin du sport. Même chose sur une contusion osseuse, pathologie pour laquelle les ondes de choc focales donnent des résultats intéressants.

“J’ajouterais que dans une ville comme Gap où il faut compter en moyenne 3 semaines d’attente pour faire une échographie, le fait que les kinésithérapeutes soient équipés est un vrai plus pour les patients. Cela permet d’avoir une réponse tout de suite, ce qui est particulièrement intéressant pour les kinésithérapeutes qui s’occupent de sportifs, et de gagner du temps pour démarrer le traitement kinésithérapique adéquat.”

[1] Plus d’infos sur international.chattgroup.com/fr/chatt-tour

© D.R.

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