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Utilisation du Curapuls 670 dans le traitement des pathologies aiguës traumatiques du membre inférieur

Sophie Conrard
Kiné actualité n° 1562 - 26/03/2020

Adepte des ondes courtes pulsées depuis plus de 25 ans (il les a découvertes à l’Insep en 1983 et a rapidement investi), Bruno Da Cruz utilise fréquemment le Curapuls 670 dans le traitement de pathologies traumatiques aiguës des membres inférieurs comme les entorses de cheville, de genou et les claquages au mollet. “L’intérêt est de pouvoir agir dès le premier jour, alors qu’on ne peut généralement pas mobiliser, sans action mécanique directe sur les tissus. Je travaille en mode athermique, pour ne pas augmenter l’inflammation”, explique le kinésithérapeute parisien. “Les ondes courtes pulsées ont une action sur la pression osmotique et la cassure membranaire. Elles permettent de reconditionner les charges électriques pour rééquilibrer les pressions et le PH sanguin, et de normaliser les électrolytes tout en luttant contre l’acidité.”

“Catalyser les phénomènes cicatriciels et anti-inflammatoires”
Rapidement, cela permet de faire dégonfler un œdème, de favoriser l’activité cicatricielle et l’action antalgique. Pour traiter un claquage au mollet, par exemple, la société Enraf Nonius a conçu un protocole de 15 à 25 minutes dont l’objectif est de favoriser la récupération et la remise en route des fibroblastes. “Ce traitement va de pair avec les autres techniques habituelles (mettre le patient en décharge, glace, déclive, drainage, etc.).”

Les résultats sont très vite tangibles : la douleur et l’œdème diminuent. Mais attention, il ne s’agit pas de brûler les étapes, “d’ailleurs j’insiste auprès de certains patients qui voudraient reprendre le sport trop rapidement après une blessure : il faut respecter les délais de cicatrisation. On ne sort pas d’un claquage en 2 semaines”, insiste-t-il, rappelant que “l’inflammation joue un rôle. Celui du kinésithérapeute est de booster la réaction chimique, et de catalyser les phénomènes cicatriciels et anti-inflammatoires”.

Pour traiter une entorse de cheville simple, le but est le même : il s’agit de faire dégonfler l’articulation et calmer la douleur. “Là aussi, je combine le Curapuls à mes autres techniques, et je veille à ne pas passer à côté d’une éventuelle fracture associée, auquel cas je réoriente le patient vers un médecin”, précise Bruno Da Cruz.

Des vertus prouvées
Avec ce type de pathologies traumatiques des membres inférieurs, le kinésithérapeute programme généralement le traitement avec le Curapuls 670 au début de la séance, et utilise ensuite d’autres techniques, selon la pathologie et la phase dans laquelle se trouve le patient. “On peut combiner les ondes courtes pulsées avec du massage et des mobilisations en amont et en aval de l’articulation lésée”, explique-t-il, prônant “une approche globale du membre inférieur”.

Bruno Da Cruz utilise ses Curapuls 670 tous les jours. Et si par malheur un de ses 3 appareils est en panne, “il y a un manque réel”, s’amuse-t-il, avant de préciser que “la littérature prouvant l’efficacité des ondes courtes pulsées est très fournie et étayée scientifiquement, ce qui n’est pas le cas pour toutes les techniques de physiothérapie”.

© D.R.

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