L’hebdomadaire de la profession
pour les kinésithérapeutes

La Maison des Kinés, fidèle au rendez-vous de la profession

Sophie Conrard
Kiné actualité n° 1616 - 29/09/2022

Comme chaque année, la Maison des Kinés retrouve sa place au cœur du hall d’exposition, en bordure de la piste d’athlétisme installée pour l’animation “1 jour/1 sport/1 kiné” (stand E64-F63). L’ensemble de ses services y sera représenté : FFMKR, INK, Kiné actualité, Kinésithérapie Scientifique, Agakam et Océvia.

Les rédactions de Ka et KS seront là pour répondre à vos questions, accueillir vos remarques et propositions, ou tout simplement échanger sur l’actualité de la profession. Si vous souhaitez proposer des articles à l’une de nos 2 revues, par exemple pour la rubrique “Formation continue” de Ka, n’hésitez pas ! Vous pourrez aussi feuilleter les derniers numéros et profiter du tarif “spécial salon” pour vous (ré)abonner.

Plusieurs élus de la FFMKR seront à votre disposition pour évoquer les dossiers chauds du moment, comme les négociations conventionnelles en cours ou le PLFSS pour 2023. Vous trouverez aussi sur notre stand des documents pratiques et utiles comme une aide à la cotation, qui tient sur 1 page recto verso et remporte un grand succès depuis que nous en distribuons !

Si vous avez des questions par rapport à la gestion de votre comptabilité (déclaration de revenus, déclaration foncière) ou un projet d’installation, vous pourrez obtenir des informations et conseils auprès de l’équipe de l’Agakam. Et si vous souhaitez bénéficier d’un service d’expertise comptable spécialisé, à la fois compétent et réactif, les experts d’Océvia, structure dédiée à la prise en charge complète de votre comptabilité et de vos déclarations, seront là.

Une conférence en sénologie
Dans le cadre des “conversations multidisciplinaires”, l’INK organise le samedi de 11h à 11h45 une table ronde avec une chirurgienne et 2 kinésithérapeutes : Séverine Alran, qui a travaillé 15 ans à l’Institut Curie et est aujourd’hui chef de service de Gynécologie et Sénologie dans le Groupe hospitalier Paris Saint Joseph ; Jean-Claude Ferrandez, kinésithérapeute à l’Institut du cancer à Avignon, à formateur à l’INK et président de l’Association française des masseurs-kinésithérapeutes pour le traitement des atteintes lympho-veineuses (AKTL) ; et Dorothée Delecour, kinésithérapeute à Bordeaux et présidente du Réseau des Kinés du sein (RKS). “L’idée de cette conversation à 3 voix est de mettre en avant l’importance du lien entre les hôpitaux et centres de chirurgie où sont opérées les patientes atteintes d’un cancer du sein, et les réseaux de kinésithérapeutes de ville comme l’AKTL ou le RKS”, explique cette dernière.

Ce lien entre ville et hôpital est crucial : “Si le kinésithérapeute et le chirurgien qui s’occupent des patientes parlent le même langage, c’est très rassurant pour elles. Elles ont tout intérêt à être adressées à des confrères et consœurs qui maîtrisent le sujet pour être prises en charge de façon efficace”, explique Jean-Claude Ferrandez.

L’AKTL œuvre depuis 40 ans à l’évolution des pratiques en kinésithérapie sénologique. L’association, qui siège au Collège de la masso-kinésithérapie (CMK) en tant que membre fondateur, a organisé de nombreux congrès sur le cancer du sein, tant à Paris qu’en province. Ses membres ont publié de multiples articles allant des techniques spécifiques sur la rééducation post opératoire, à la reconstruction mammaire en passant par les lymphœdèmes. Un certain nombre d’entre eux ont participé à l’élaboration de l’ouvrage Cancer du sein, rééducation, réadaptation, qualité de vie paru en avril 2022 chez Elsevier. On y retrouve la description des techniques validées de rééducation sénologique.

L’intérêt des réseaux spécialisés
Cette prise en charge actuelle partagée a de nombreux avantages. “Cela met en confiance les patientes. Elles sont moins angoissées, elles récupèrent mieux… Tous ceux avec qui je travaille sont déjà passés au bloc, ils savent ce qu’ont subi ces femmes”, confirme Séverine Alran. Par ailleurs, “l’intérêt pour un chirurgien de se mettre en rapport avec ces réseaux, c’est d’éviter à la patiente de faire des kilomètres pour trouver un kinésithérapeute compétent, ou de tomber sur n’importe qui. Entre le RKS et l’AKTL, le maillage est tel que toutes mes patientes (qui viennent de toute la France) ont trouvé un kinésithérapeute près de chez elles !”.

En à peine 2 ans et demi d’existence, le RKS s’est fait un nom auprès des patientes et du corps médical. Il regroupe plus de 900 kinésithérapeutes répartis sur toute la France, “recrutés sur dossier, formés en sénologie et qui continuent à s’informer sur le sujet, notamment par le biais de nos webinaires et de journées d’échanges entre confrères”, insiste Dorothée Delecour. Des référents départementaux animent le réseau, en particulier via des groupes Whatsapp. L’adhésion doit être renouvelée chaque année par chaque kinésithérapeute, “sans cela il est automatiquement déréférencé”.

“Pour pratiquer en sénologie, est important que les kinésithérapeutes fassent l’effort de lire, de s’informer, se tenir au courant de l’évolution des techniques chirurgicales et des techniques de rééducation. Il faut qu’ils se rapprochent des sociétés savantes, qu’ils restent attentifs aux nouveautés et qu’ils choisissent des formations de qualité. C’est l’une des raisons pour lesquelles l’AKTL se bat depuis longtemps pour la diffusion des idées, la promotion des techniques et la réalisation de travaux de recherches scientifiques. Par ailleurs, nos membres se rapprochent des chirurgiens proches de leur cabinet pour leur expliquer ce qu’ils sont capables de faire. à l’issue, un chirurgien connaîtra les kinésithérapeutes spécialisés autour de lui, à qui il peut adresser ses patientes en toute confiance.

Nous participons de plus en plus aux congrès des chirurgiens, et réciproquement”, poursuit Jean-Claude Ferrandez.

En effet, le lien entre ville et hôpital aboutit également à une meilleure communication entre chirurgiens et kinésithérapeutes, pour le bien des patientes. “Trop souvent, elles arrivent avec une ordonnance pour du drainage lymphatique. Or elles n’en ont pas toutes besoin ! La sénologie, ce n’est pas que de la lymphologie”, cite pour exemple Dorothée Delecour.

Séverine Alran a l’habitude de travailler “en binôme avec des kinésithérapeutes”. En 2018, elle a mis en place à Saint Joseph une consultation pré-opératoire de kinésithérapie, afin de préparer la chirurgie, faciliter la récupération post-opératoire et limiter les complications. “Opérer un corps, c’est comme gravir une montagne : la femme doit se préparer pour l’ascension. Et si elle a des interrogations, le kinésithérapeute est à même d’y répondre. Il a par exemple des compétences pour repérer, en amont de la chirurgie, une éventuelle asymétrie avec un bras dominant. S’il y a un déficit, il adapte la préparation”, explique la chirurgienne.

Cette consultation pré-opératoire de kinésithérapie est proposée à environ un quart de ses patientes : “Les plus complexes, celles qui vont subir une ablation, un curage axillaire ou encore celles que j’opère après une chimiothérapie néo-adjuvante”, précise-t-elle.

Pour Jean-Claude Ferrandez, le rôle de la formation continue s’avère de plus en plus important pour une prise en charge efficace sur le plan technique et humain.

Cette conversation multidisciplinaire sera animée par Jean-Marc Oviève, directeur de l’INK.

Retrouvez-nous au salon Rééduca stand E64-F63.

© Rééduca 2021.

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