Guyane :
Bientôt un hôpital de jour pour soigner l'endométriose
Sophie Conrard
Kiné actualité n° 1691 - 12/02/2026
L’ARS Guyane annonce que le CHU de Cayenne doit ouvrir prochainement un hôpital de jour pour la prise en charge de l’endométriose. L’idée est de créer “un parcours coordonné” pour “améliorer l’accès aux soins et l’équité” et “qu’il y ait moins d’errance” pour les patientes, avait expliqué Estelle Richard, directrice de l’offre de soins à l’ARS, le 25 septembre, lors d’une réunion de présentation de la filière EndoGuyane. Dans ce département, la prise en charge de cette pathologie “est complexifiée par les difficultés territoriales d’accès aux soins, la précarité sociale, les barrières culturelles et linguistiques et le recours fréquent aux urgences comme porte d’entrée”, souligne le DR Alphonse Louis, gynécologue obstétricien au CHU de Cayenne.
Cet hôpital de jour permettra de regrouper sur une journée une prise en charge multidisciplinaire complète, là où les soins sont habituellement dispersés sur plusieurs mois. Il améliore la lisibilité du parcours, la coordination des soins et la continuité entre ville et hôpital. “Dans un premier temps, cet HDJ fonctionnera 2 jours par semaine et accueillera 6 à 8 patientes à chaque fois. La journée type s’articulera, le matin, autour d’une consultation infirmière collective, de consultations optionnelles avec des spécialistes, un kinésithérapeute ou un psychologue, d’ateliers autour de la diététique, par exemple, puis l’après-midi autour de sensibilisation à l’impact de la maladie dans la vie quotidienne, d’ateliers collectifs spécialisées et de consultations individuelles”, annonce l’ARS.
En parallèle, la Guyane pourra utiliser l’Endotest, ce test salivaire qui permet de diagnostiquer l’endométriose, grâce à un partenariat entre le CHU et le laboratoire Ziwig qui l’a conçu. Il sera réservé aux femmes de 18 à 43 ans, avec une suspicion clinique forte d’endométriose.
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