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Lutte contre le dopage : l'Inserm recommande de sensibiliser et former les professionnels de santé

©ALENA DZIHILEVICH/Istock/Getty ImagesPlus

Sophie Conrard (avec APM news)
- 6 mai 2026

Un récent rapport de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) sur le dopage invite à améliorer la coordination entre tous les acteurs impliqués dans la lutte contre le dopage et la prévention, en créant une mission interministérielle. Les auteurs mettent aussi l'accent sur l'implication des acteurs de la santé.

Commandée par le ministère des Sports, cette expertise collective a été réalisée par une douzaine d'experts de différentes disciplines : santé, psychologie, sociologie. Ils ont analysé plus de 3 000 publications sur le sujet et émis une quarantaine de recommandations.

La première est née du constat qu'en France, la lutte contre le dopage mobilise des acteurs aux statuts, compétences et objectifs différents : sport, éducation nationale, santé, police justice… Cette "multiplicité" suscite "des problématiques autour de la coordination de l'action publique et des conditions de participation de ces différents acteurs", peut-on lire dans le rapport. Pour que la lutte contre le dopage soit plus efficace, les auteurs suggèrent donc de "confier son pilotage à une mission interministérielle coordonnant toutes les actions des ministères concernés", en coopération avec l'Agence française de lutte contre le dopage (AFLD).

Les experts recommandent aussi de "sensibiliser spécifiquement" les professionnels de santé (kinésithérapeutes, médecins généralistes et médecins du sport, pharmaciens, psychiatres, cardiologues, hépatologues…), "en particulier ceux qui sont tenus par le code du sport, à l'importance de signaler au réseau français de surveillance sanitaire les cas de pathologies suspectés d’être liés à la consommation de substances dopantes ou d’un complément alimentaire de contenu suspect". Jusque-là, ils participent à la lutte contre le dopage en faisant notamment remonter spontanément des informations.

Concernant le sport amateur, où le principal problème est la prise de stéroïdes anabolisants, qui induisent un risque cardiovasculaire, les experts demandent de faciliter la déclaration des cas de dopage par les professionnels de santé et de "s'appuyer en priorité sur le réseau d'addictovigilance pour amorcer une surveillance opérationnelle, le risque addictif des stéroïdes anabolisants étant à ce jour un risque sanitaire bien établi".

Le rapport invite aussi à "renforcer la formation des professionnels de santé (forma­tion initiale, dont service sanitaire, formation continue) sur le dopage et les pratiques dopantes et sur les substances impli­quées et leurs effets indésirables pour faciliter les déclarations".

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