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La FFMKR 92 organise sa soirée de rentrée

Jean-Christophe Pham-Van, président de la FFMKR 92, et Sébastien Guérard, président de la FFMKR.

Sophie Conrard
- 24 janvier 2020

Le syndicat FFMKR des Hauts-de-Seine organisait mardi sa soirée de début d'année pour ses adhérents. Avant le partage de la traditionnelle galette des rois, plusieurs thèmes étaient à l'ordre du jour : le Plan d'épargne retraite (PER), les réclamations d'indus par la CPAM, mais aussi la prise en charge moderne de l'épaule douloureuse.

Une vingtaine de personnes ont répondu à l'invitation de Jean-Christophe Pham-Van, président de la FFKMR 92, parmi lesquelles Sébastien Guérard, récemment élu président de la FFMKR, qui a inauguré cette soirée en rappelant comment fonctionne la Maison des Kinés, cette structure créée au fil des années par la FFMKR pour proposer différents services aux masseurs-kinésithérapeutes. Par ailleurs, il a rappelé que la Fédération avait noué différents partenariats au profit de ses adhérents, qui peuvent bénéficier d'une assurance décès d'un montant de 5 000 €, d'un contrat de RCP/protection juridique avec la MACSF, d'une remise de 7 % sur l'ensemble des produits proposés sur le site www.physiotherapie.com, d'abonnements à Kiné actualité et Kinésithérapie Scientifique à un tarif particulièrement avantageux, ou encore d'une remise sur l'utilisation du logiciel de gestion Logicmax (liste non exhaustive).

Sébastien Guérard a ensuite présenté son programme pour la Fédération, rappelant la "volonté forte du nouveau bureau de rester très proche de la base", d'où sa présence ce soir-là. Il a également souligné qu'il gardait "les mains dans le cambouis" puisqu'il continue à exercer dans son cabinet, près de Perpignan, 2 jours par semaine.

Élaborer un plan de prévoyance pour sa retraite
Un représentant de la MACSF, partenaire historique de la Fédération, a proposé un exposé sur les différentes options que peuvent envisager les kinésithérapeutes prévoir leur retraite. Avec la loi Pacte est né le Plan d'épargne retraite (PER), qui doit à terme remplacer les plans type Madelin ou PERP. Il s'est efforcé de vulgariser au maximum son propos sur ce sujet ardu.

Le but de la loi Pacte est de simplifier tous les dispositifs existants. Le principal atout du PER, c'est que le kinésithérapeute peut choisir, le moment venu, de se faire verser une rente, de retirer son capital ou de panacher ces 2 options. Il est également possible de sortir du capital avant de partir en retraite, si cela doit servir à l'achat de sa résidence principale.

Les participants ont eu droit à un conseil : "Ouvrez un Madelin ou un PERP avant le 1er octobre, date à laquelle est prévue leur disparition. C'est la date d'ouverture du plan qui compte. Libre à vous de voir plus tard si vous préférez transférer vos fonds sur un PER ou les laissez sur ces plans, en fonction de ce qui est plus avantageux au moment où vous en aurez besoin." Après le 1er octobre, il sera trop tard. Il a aussi recommandé aux participants de faire des bilans réguliers avec leur conseiller.

Son exposé a suscité énormément de questions dans la salle.

Réclamations d'indus par la CPAM des Hauts-de-Seine
Il est apparu que plusieurs personnes dans la salle avaient fait l'objet de réclamations d'indus de la part de la CPAM, "dont certaines pour des sommes allant de 15 000 à 25 000 €", selon Jean-Christophe Pham-Van, qui se "sent parfois un peu démuni, en tant qu'élu départemental, pour soutenir ses confrères". C'est la raison pour laquelle la FFMKR va mettre en place prochainement des formations pour aider les élus sur ce sujet.

Une juriste de la MACSF (qui a des avocats spécialistes du sujet) a donné quelques conseils utiles. "Pour éviter les ennuis", elle a recommandé aux kinésithérapeutes de "solliciter le médecin conseil de la CPAM, en cas de doute sur une cotation, et de garder la trace écrite de sa réponse". Certes, cela prend du temps, mais quand on voit le nombre de kinésithérapeutes qui se voient réclamer des indus chaque année, cela peut valoir le coup !

À ceux qui seraient victimes d'un contrôle et d'une réclamation d'indus, la juriste d'être "réactifs (il ne faut surtout pas laisser traîner) et très méthodiques pour répondre à la caisse, en fournissant les bonnes pièces pour le dossier". Les bilans peuvent s'avérer particulièrement utiles.

Il faut savoir par ailleurs que les vices de procédures sont fréquents, ce qui peut entraîner la nullité de la procédure.

Un adhérent de la FFMKR 92 a raconté qu'au lieu d'attendre qu'il paye, la CPAM avait immédiatement commencé à retenir des sommes sur celles qui lui étaient dues au titre du tiers-payant, "ce qui est totalement illégal", a insisté la juriste de la MACSF.

Moderniser la rééducation de l'épaule
La soirée comptait aussi un volet scientifique, avec un exposé rafraîchissant sur la rééducation de l'épaule, intitulé "La fin des abaisseurs et de la décopatation", présenté par Sébastien Guérard, qui s'est spécialisé dans ce domaine et est (jusqu'à la fin du mois*) vice-président de la Société française de rééducation de l'épaule (SFRE). Il a déconstruit "de vieilles idées" en la matière, rappelant "qu'un traitement efficient commence toujours par un bon bilan : évaluation de la douleur, évaluation des mobilités de l'ensemble du complexe, évaluation du rytme scapulo-huméral, évaluation des mobilités gléno-humérales et détection d'éventuels éléments mécaniques lésés".

À partir de 3 mois, la douleur devient chronique et la rééducation se complique. Dans ce cadre, il utilise volontiers des outils comme la réalité virtuelle et la thérapie miroir "pour recréer le bon schéma neuromoteur".

Une fois la rééducation terminée, Sébastien Guérard encourage ses confrères à "aller plus loin" en gardant le patient pour une phase de renforcement de l'endurance fonctionnelle, destinée à éviter une rechute. Il a par ailleurs insisté sur l'importance de l'éducation thérapeutique du patient, invitant ses confrères à "passer un contrat avec le patient" pour que celui-ci s'intéresse à son épaule plusieurs fois par jour, afin de réaliser des exercices brefs mais 6 à 8 fois dans la journée.

*Il quitte ces fonctions pour se consacrer à celles qu'il occupe à la FFMKR.

© S. Conrard/Kiné actualité

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