L’hebdomadaire de la profession
pour les kinésithérapeutes

Dépêchez-vous de rendre votre «Ad'ap»

Sophie Conrard
Kiné actualité n° 1375 - 02/10/2014

Ce n’est pas tout à fait aussi important que votre déclaration d’impôts, mais tout de même : si votre cabinet n’est pas conforme aux normes d’accessibilité (et si vous ne bénéficiez d’aucune dérogation), pensez à déposer à la mairie ou la préfecture de votre lieu d’exercice, avant la fin du mois, votre “agenda d’accessibilité programmée” – le fameux “Ad’ap”, qui est en quelque sorte un document dans lequel vous vous engagez à réaliser les travaux nécessaires pour mettre en conformité votre cabinet avec la loi, assorti du calendrier des travaux.

Sans cela, à partir du 1er janvier 2015, vous encourez d’éventuelles sanctions financières (jusqu’à 45 000 € d’amende) et pénales. Pour tous les détails, je vous invite à lire notre article p. 9 ou, dans nos archives, le dossier publié dans le Ka n°1350 du 13 février dernier. Je ne dis pas ça pour vous faire peur, mais il m’a semblé percutant de résumer les choses ainsi. La crainte du bâton est souvent efficace…

Je ne donne de leçon à personne, mais je suis choquée que bien des cabinets médicaux et paramédicaux – qui ne se trouvent ni dans un bâtiment classé au patrimoine historique, ni au dixième étage d’un immeuble parisien ancien – soient, encore aujourd’hui, inaccessibles pour les personnes en fauteuil roulant, par exemple. Et je ne parle pas du métro, des trains, bus et avions ou encore de certains services publics, écoles ou commerces de proximité. Certains kinésithérapeutes, pleins de bonne volonté, m’expliquent qu’ils s’adaptent en bricolant un plan incliné temporaire ou en portant le fauteuil, mais ce n’est pas suffisant. D’autres m’assurent que “s’ils sont en fauteuil, les patients sont pris en charge en centre de rééducation”. Pour ce qui concerne les soins de kinésithérapie, je veux bien les croire. Mais pour ce qui est de consulter son médecin traitant, son gynécologue ou son dentiste, quelle est l’excuse ? La loi du 11 février 2005 a été votée il y a presque dix ans. N’est-il pas grand temps de l’appliquer ?

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