L’hebdomadaire de la profession
pour les kinésithérapeutes

Peau de chagrin

Sophie Conrard
Kiné actualité n° 1378 - 23/10/2014

S’acheminerait-on vers la disparition de l’un de vos derniers avantages conventionnels ? Vendredi dernier, l’organisme gestionnaire du DPC a pris différentes mesures pour rationaliser ses dépenses et garantir la prise en charge de votre formation continue. Pour 2014, cela
devrait aller : pour toutes les actions et inscriptions de DPC déjà effectuées, la prise en charge est assurée, grâce à une “petite” rallonge de treize millions d’euros. Mais les plus zélés d’entre vous, qui auraient souhaité faire un deuxième ou un troisième stage d’ici décembre, vont rester sur leur faim : depuis vendredi dernier, l’OGDPC garantit la prise en charge d’une seule action de DPC par professionnel et par an. Sauf pour les hospitaliers – les veinards – dont le DPC est géré par leurs organismes paritaires collecteurs agréés, et qui ne sont pas concernés par ces mesures de restriction.

Et demain ? Le budget 2015 doit être entièrement refondé. D’ici quelques jours, Marisol Touraine va lancer une concertation. Elle a déjà évoqué plusieurs pistes : la limitation du nombre de programmes suivis par chaque professionnel, la réduction du coût des formations, un recentrage des programmes sur “ceux qui conduisent le plus à améliorer la qualité et la sécurité des soins”… Les parties prenantes ont jusqu’au 31 janvier pour trouver une solution. Si ce n’est pas le cas, la ministre tranchera.

On se trouve aujourd’hui dans une situation absurde : les pouvoirs publics ont mis en place une obligation annuelle de développement professionnel continu, pensant que beaucoup de praticiens mettraient du temps à prendre le pli – il est vrai que chez les kinésithérapeutes, par exemple,  tout le monde n’a pas le réflexe de continuer à se former chaque année. En pratique, les professionnels sont de plus en plus nombreux à s’inscrire. On devrait se réjouir ! Mais non : on a regardé le budget se réduire comme peau de chagrin, mois après mois, et aujourd’hui on serre la vis, parce qu’on s’est aperçu qu’il n’était pas à la hauteur. Quel dommage !

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