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Une lettre de Stéphanie Rist ouvre la porte à de nouvelles négociations conventionnelles

De gauche à droite, au premier plan : Guillaume Bouchet, vice-président du SNMKR en charge de la vie libérale, Thomas Prat, vice-président de la FFMKR en charge de la vie conventionnelle et des relations avec l'assurance maladie, Marie-Aude Schmuckel, secrétaire générale d'Alizé, et François Randazzo, président d'Alizé. Au second plan : Guillaume Rall, président du SNMKR, et Sébastien Guérard, président de la FFMKR. ©DR

Sophie CONRARD
- 30 septembre 2026

La ministre de la Santé Stéphanie Rist a adressé hier à Thomas Fatôme, directeur général de l'Assurance maladie, une lettre de cadrage détaillant les grandes orientations des prochaines négociations avec les kinésithérapeutes.

Stéphanie Rist commence par rappeler le rôle majeur que jouent les kinésithérapeutes dans le système de santé, et le fait que "les besoins en soins de masso-kinésithérapie vont s'accroître considérablement dans les prochaines années, du fait du vieillissement de la population". De nouvelles négociations s'imposent aujourd'hui "afin de bâtir un nouveau modèle économique répondant à ces défis", explique-t-elle. "Compte tenu de l'ampleur et de la complexité des chantiers à ouvrir, ces travaux s'inscriront dans un calendrier au long cours."

La ministre demande à Thomas Fatôme "d'articuler les travaux autour de 3 enjeux principaux : le renforcement de la prise en charge des patients qui ont les besoins les plus lourds ; favoriser les prises en charges pertinentes, courtes, qui favorisent l'autonomie des patients ; et poursuivre les travaux relatifs à la régulation démographique de la profession, dont les effectifs restent très inégalement répartis sur le territoire". Sur ce point, dit avoir "entendu les vives préoccupations exprimées par la profession quant aux modalités d'application de ces dispositifs de régulation aux jeunes diplômés" et souhaite que les représentants des étudiants en kinésithérapie soient associés aux discussions.

L'objectif est d'aboutir à "un modèle conventionnel modernisé, gage à la fois d'attractivité pour les professionnels et de soutenabilité pour les comptes publics" et d'amorcer "une transition vers un modèle moins exclusivement dépendant du volume d'actes par patient, en valorisant leur prise en charge globale et la réponse aux besoins de soins".

Ce nouveau cycle de négociations conventionnelles intervient dans un contexte délicat, avec d'une part les contraintes budgétaires de l'Assurance maladie, et d'autre part la campagne pour l'élection présidentielle, qui est habituellement une période où les prises de décisions significatives sont reportées.

La FFMKR se réunit en congrès extraordinaire ce soir, à 20h, afin de "décider collectivement de la stratégie à suivre". "Nos orientations se construisent avec les représentants élus par nos adhérents dans les départements, à partir des réalités vécues par les kinésithérapeutes sur le terrain", insiste Sébastien Guérard, président de la Fédération. Celle-ci "aborde cette nouvelle séquence avec la méthode habituelle : écouter, analyser et négocier avec responsabilité, pour défendre les intérêts des kinésithérapeutes".

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