Cultiver le dialogue
Sophie Conrard
Kiné actualité n° 1707 - 05/11/2026
On ne dira jamais assez l’importance du dialogue. En cette période de tensions sociales, personne ne me contredira. Entretenir le dialogue entre les sociétés savantes et la composante politique au sein du Collège de la masso-kinésithérapie (CMK), ce n’est pas une mince affaire mais c’est ce qui motive sa présidente, Corinne Friche (lire notre entretien p. 12-13). C’est grâce à un dialogue régulier et équilibré, au sein des commissions paritaires départementales (CPD), que vos représentants syndicaux et les directeurs des CPAM parviennent à faire évoluer la charte visant à harmoniser les modalités d’attribution des places de conventionnement dans les zones non prioritaires (lire p. 5). Vos élus font remonter les difficultés observées sur le terrain, les CPD trouvent des solutions consensuelles.
Le dialogue était également au cœur du congrès de l’Association des kinésithérapeutes pour la recherche et le traitement des atteintes lympho-veineuses (AKTL), le 3 octobre (lire notre compte rendu p. 17 à 22). Plus précisément : la coordination et les échanges interprofessionnels au sein de l’équipe pluridisciplinaire qui accompagne les patientes. Ces échanges et cette coordination sont tout aussi essentiels en gériatrie. La Fédération des kinésithérapeutes coordonnateurs (FKCoor) organisait le 24 septembre une masterclass sur ce thème : “Tous engagés pour le maintien de l’autonomie et la prévention des chutes” (lire p. 7 à 10).
C’est aussi le dialogue qui permet de faire passer des messages, rassurer et donner des clés aux seniors pour qu’ils deviennent acteurs de leur prévention, dans les “ateliers périnée” organisés en Bretagne par des kinésithérapeutes de l’association Kiné Ouest Prévention (lire p. 14-15). Grâce au dialogue, on avance.