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Financement :
L'avenir des cures thermales menacé ?

Sophie Conrard
Kiné actualité n° 1707 - 05/11/2026

Dans le cadre du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2027, le Gouvernement envisage de transférer 200 millions d’euros de dépenses liées au remboursement des cures thermales, actuellement prises en charge par l’Assurance maladie, vers les complémentaires santé. Par ailleurs, dans une revue de dépenses sur l’assurance maladie remise aux pouvoirs publics en avril, la Cour des comptes suggérait de “repenser le champ du remboursement” à long terme, et à plus court terme, d’exclure de son périmètre les prestations à l’efficacité limitée, “comme les médicaments à service médical faible” ou les pratiques n’ayant pas démontré leur service médical rendu, telles que les cures thermales.

Ce n’est pas la première fois qu’une telle mesure est envisagée. “Le gouvernement oublie le sort des 500 000 personnes qui viennent faire une cure dans les établissements thermaux de France chaque année. La médecine thermale est pourtant assise sur des études cliniques rigoureuses”, commente Maxime Vilgrain, président du groupe Arenadour, qui organisait une conférence de presse le 16 octobre. C’est précisément la vocation de l’Association française pour la recherche thermale (Afreth), qui a été créée en 2004 pour promouvoir la recherche scientifique appliquée à l’activité des établissements thermaux, et notamment la recherche clinique.

“Le ministère de la Santé a mandaté la Haute autorité de santé (HAS) pour évaluer le service médical rendu des cures thermales. Tous les établissements thermaux de France ont donc rempli un dossier très détaillé cet été. Maintenant, c’est à la HAS de faire son travail. Nous attendons ses conclusions avec impatience et nous verrons s’il faut faire évoluer le système”, poursuit Maxime Vilgrain. “En attendant, nous estimons qu’il est trop tôt pour prendre la décision de transférer aux mutuelles le financement des cures thermales. Par ailleurs, ce n’est pas cohérent avec la priorité affichée de mettre l’accent sur la prévention : le thermalisme a toute sa place dans l’arsenal thérapeutique et préventif français.”

© Cometary/Istock/Getty Images Plus

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